• Canada - 5 - Village Huron (1) “Onhoua Chetek8e”

         chef Huron     7 septembre 2010

    Après avoir quitté le bon restaurant de Quebec, le "Café Buade", nous partons en direction du village Huron situé à quelques kilomètres de Quebec..La pluie a recommencé de plus belle...c'est désolant !!

     

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    Sur tout le parcours, ce sera noyé de pluie..Nous arrivons à Wendake, (Loretteville)localité où se situe le village, en plein territoire indien...Toute la communauté Huronne de la région de Quebec s'est regroupée dans ce village, aussi appelée "réserve" bien que ce terme soit inapproprié, puisque les wandates ou Hurons, vivent maintenant comme vous et moi, dans des maisons modernes, vont à l'université, ont des commerces, des banques qui leur sont propres, leur consentant des prêts à taux réduits..Ils ont aussi une école, un gymnase, une église très ancienne qui fut d'abord en bois, et reconstruite en pierre..Ils ont réussi à s'émanciper quelque peu du pouvoir canadien, sauf que considérés encore comme minorités, ils doivent, afin de pouvoir rester sur ces terres qui ne leur appartiennent pas, accepter la tutelle de la province de Quebec, cela leur permet également de percevoir des subventions...

    Le village Huron-wandat établi à Wandake depuis 1697, compte aujourd'hui 1600 habitants.
    site village Huron Wandake

     

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    Imgp0631marq Imgp0629marqDe longs corridors avant d'arriver au coeur du village 
    Imgp0633marq  Imgp0634marqNous arrivons dans une des maisons longues.. 

     

    Nous sommes accueillis par une jeune femme, en tenue traditionnelle, fort aimable et parlant un français impeccable, avec un léger accent quebecois...Les Hurons ont soutenu les français pendant la guerre qui les opposaient aux anglais, alors que les Iroquois eux étaient dans l'autre camp. Ils servaient d'éclaireurs aux anglais, et aussi de service de renseignements sur les français ..D'ailleurs les deux tribus ne s'aimaient pas du tout. Il ne faut pas oublier que les Hurons se sont réfugiés à plusieurs reprises dans des communautés religieuses catholiques et françaises, à Quebec, qui leur venaient en secours, leur donnant vivres et vêtements..C'est aussi pourquoi ils parlent le français depuis le 17ème siècle. Leur histoire est fort intéressante...Notre charmante hôtesse nous pilote dans le village traditionnel, où les constructions sont en bois...

     

    maison longue

    Photo du net, sous le soleil...

     

    Les villages sont situés près d'une rivière et de terres cultivables, nécessaires à l'agriculture huronne. Les villages changent d'emplacements tous les 10 à 15 ans (12 ans en moyenne), en fonction de l'état des sols et du bois de chauffage disponible proche du village; la population huronne est donc semi-sédentaire. Leurs villages, généralement surélevés, sont le plus souvent fortifiés avec des palissades permettant une défense efficace. Ils occupent généralement une surface de 2 à 3 hectares, les plus grands pouvant aller jusqu’à 8 hectares.

     

    Imgp0679marq Maquettes de maisons longues dans un village sous la neige charpente maison longue 
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    Les villages traditionnels hurons sont composés de maisons longues...constructions en bois, qui abritaient un clan composé de plusieurs familles ..ces clans pouvaient comporter jusqu'à 20 familles.. Ces maisons longues étaient d'une largeur d'environ 7 mètres à 10 m de haut et leur taille variait selon la taille du clan, la plupart mesurant entre 45 et 55 mètres de longueur, certaines pouvant atteindre 90 mètres de longueur. La plus longue jamais découverte mesure 125 mètres de longueur — Les plus grands villages pouvaient avoir une quarantaine de maisons longues. Ces maisons longues étaient faites de rondins arqués ensuite recouverts d'écorce de cèdre, d'orme et de frêne. Dans le long du corridor central se trouvaient des feux, qui délimitaient l'espace imparti à chacune des famille, et sur le côté étaient situées des plateformes surélevées afin de pouvoir dormir. (source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Hurons-Wendat )

     

    Les plateformes servant de couchages,  étaient recouvertes de feuillage, branchages, et fourrures..

     

     

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    Dsc01675marq Chaque foyer délimitait les séparations entre les familles du même clan..aux poutres, sont accrochés les objets usuels de la vie quotidienne (outils, vêtements etc...)  Dsc01684marq 

     

    Dans les parties que nous avons visité de ce village, on trouve des constructions qui abritaient les divers lieux d'activité de la communauté. Les séchoirs pour la viande et les poissons, soit en plein air sur des claies, soit par fumage dans une tente. 

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     La hutte de sudation (ici une réplique) réservée aux hommes..on installait des pierres et des poteries chauffées au rouge dans la hutte fermée, puis on versait de l'eau dessus, cela faisait de la vapeur,..Il fallait se purifier pour ensuite visiter le chaman ou tenir conseil. Les femmes n'en avaient pas besoin, étant purifiées tous les mois par la nature.. 

     

    la hutte de sudation (pour purifier les corps par la vapeur comme un sauna) qu'on pratiquait avant d'avoir une grande décision à prendre concernant le village.

     

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    Le hangar de construction des canoés, qui servaient à se déplacer sur les rivières, la maison du chaman, (sorcier) .  Nous ne pourrons pas entrer dans la hutte sacrée du chaman,

    celle-ci étant réservée aux pratiques secrètes. 

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    Les tippies ou tentes n'étaient utilisés par les Hurons que lors des périodes de chasse, lorsqu'ils se déplaçaient en tribu pour chasser très loin de leur village. La trappe et le commerce des peaux étaient une de leur activités principales. 

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    Pendant la visite, nous aurons toutes les explications par notre hôtesse, sur les différents modes de fabrication des embarcations, du tannage des peaux et fourrures, des coutumes et traditions..les rites du clan, les mariages, les relations entre les différents villages, et le rôle des femmes, dans la culture huronne...rôle très important...puisque c'est un matriarcat..(par exemple, l'enfant qui naît appartient d'office à sa mère et aux parents de celle-ci en cas de séparation d'avec le père, ..

    Une fille choisit son mari, elle peut s'en séparer, ou en changer sans procédure compliquée..).

    Le choix du mari...

    Vers l'âge de 13 ou 14 ans, dès qu'elle est pubère, la jeune Indienne faisait aligner les jeunes gens de la tribu pour choisir son futur époux dans un autre clan. Cette notion est très importante, car elle garantissait et garantit toujours, contre la consanguinité.. Elle leur passait la main sur la nuque à la recherche de la plus grosse « bosse de bison ». N'allez pas vous imaginer des choses hein...

    (C’est sur le cou que le garçon porte son canoë lors de la chasse ou de la pêche.)

    Une grosse nuque avec une bosse importante montre sa force pour transporter les charges..Lorsqu'elle pense avoir trouvé celui qui semble le meilleur parti, le garçon peut

     alors offrir des cadeaux de mariage à la fille.

    Mais quand il est choisi, l'examen de passage n'est pas terminé ! Il

      subit une période d’essai. Pendant trois semaines, il vit dans une hutte ou un tippie avec Mademoiselle et sa mère.. (ah, si y avait pas ta mère heu...on s'rait heureux ! )

    S’il ne leur convient pas, elles renvoient le garçon et gardent les cadeaux.

    La fille va alors en chercher un autre…

    Une société très moderne vous ne trouvez pas ?..Notre hôtesse rit d'avance de voir nos réactions féminines..Les messieurs sont plus mitigés !

     

      

    Imgp0665marq Dsc01711marqTotems véritables 
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    Une danse de bienvenue pendant la visite, 

     

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    les Hurons constituent un peuple très attaché à ses traditions, à ses coutumes, tout en étant absolument intégré dans la vie occidentale et les mariages entre hurons et quebecois sont nombreux. L'artisanat de ces amérindiens est magnifique..tissages, poteries, peaux travaillées, objets et bijoux...

     

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    photo du net..si droits, enlevée sur demande

     

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     Imgp0710marq petit berceau... capteur-de-reves-huron.jpg  Capteur de rêves Huron photo du net

     

     

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     Les hommes de pierres...Sculptures Inuits..On les appelle des Inukshuiit...

     

    À l'origine, les inukshuiit (pluriel d'inukshuk. En Inuit, le mots "inukshuk" signifie : celui qui ressemble à une personne.), étaient érigés pour chasser le renne du Canada mais aussi pour orienter les Inuits et les voyageurs. La chasse au caribou, à l'époque où les autochtones n'avaient pas accès aux armes à feu, nécessitait l'intervention de trois groupes de protagonistes: les femmes et les enfants, le rassemblement d'inukshuiit (qui devenait alors le lieu d'embuscade) et les chasseurs. Ainsi, le premier groupe avait pour mission de diriger le troupeau de caribous vers les inukshuiit, judicieusement disposés en entonnoir, en secouant bruyamment des peaux de bêtes et en courant pour les effrayer. Une fois les rennes encerclés par les hommes de pierre, les chasseurs, cachés derrières ces derniers, se déployaient alors et tiraient sur leur gibier avec les armes de l'époque, les arcs.

     

    Iniskhuk.jpgphoto du net..si droits, enlevée sur demande.. 

     

    Outre leur fonction de piège à caribous, les inukshuiit servaient aussi de points de repère. Le Grand Nord canadien étant un territoire à l'état sauvage, dénudé d'arbres par endroits et offrant pour seule vision une superposition du bleu céleste sur le blanc de la neige, les bonshommes de pierre servaient donc de balises aux Inuit et aux voyageurs, qui se déplaçaient par voie terrestre ou maritime.

    Chaque inukshuk est constitué de cinq couleurs de pierre différente .Chaque  couleur ayant une signification particulière.

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    Les autochtones bâtissaient les inukshuiit selon différents codes. Ainsi, la forme, l'orientation et le lieu d'implantation de la statue avaient une signification bien spéciale. Ils pouvaient, par exemple, indiquer la meilleure route à suivre, la profondeur de la neige, une rivière dangereuse ou encore un lieu de campement idéal.

    ( les ancêtres des panneaux indicateurs, ou pictogrammes !! ) Ces formes sont devenues emblématiques. On en retrouve, de toutes tailles et en matériaux divers, comme sculptures ou bijoux représentatifs des Arts premiers amérindiens.

     

    La tradition inuit interdisant la démolition d'inukshuiit, l'on retrouve dans l'Arctique canadien des statues de pierre vieilles de 1000 ans.

     

    Avant de refermer cet article, regardez le diaporama qui suit sur la chanson de Francis Cabrel..les images sont magnifiques, tout comme les paroles...


    Merci de vos visites et commentaires..@ bientôt 

     

     

     

     

     

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  • Commentaires

    10
    Dimanche 8 Mai 2011 à 20:45

    personnellement je n'ai pas trop aimé cette visite : trop de monde, surtout au momant de la danse au début de la visite, je crois qu'on était plus de 100 dans ce petit espace... j'aurais aimé en savoir davantage sur l'administration des villages hurons actuellement... le repas était bon... je vais faire un article , metttre le tien en lien... tu pourras comparer les photos... à bientôt !

     

    9
    Clo
    Mercredi 4 Mai 2011 à 13:15

    La visite devait être passionnante !!!

    J'aurais bien aimé être Huronne :)

    Bisous :))

    8
    Mercredi 4 Mai 2011 à 04:50

    coucou Jackline...

    tu reviens de l'Inde et tu nous emmènes au Canada.....lol....

    je ne savais pas qu'on pouvait visiter ces réserves....

    il y a de quoi s'instruire!

    bisous de Cayenne.

    7
    Mercredi 4 Mai 2011 à 00:06

    Et bien dis donc, les filles ont drôlement de la chance de pouvoir avoir ce "regard" sur les hommes ! Choisir son "gars" et même le renvoyer au bout de 3 semaines !!!! ça ne m'étonne pas que ces messieurs faisaient grise mine en entendant cela !

    Mais, nous, nous avons su choisir le meilleur, n'est-ce pas Jackline !

    Bises amicales !

    6
    Mardi 3 Mai 2011 à 19:46

    le québec m'a toujours fascinée !

    merci pour ce voyage pour le moins typique.

    arielle

    5
    Mardi 3 Mai 2011 à 10:50

    quel documentaire !bravo , les Indins ont quand même encore bien du mal , dans d'autres états , quoiqu'on en dise , enfin ! la colonisation fait toujours des dégas

    , la tente de sudation me rappelle quelque chose , ... vois tu ce que je veux dire ????

    oulala

    bisous d'IRIS

    4
    Mardi 3 Mai 2011 à 09:51

    c'est pareil, chez nous... c'est aussi la femme qui choisit..... L'homme propose la femme dispose...... Bises

    3
    Mardi 3 Mai 2011 à 09:02

    Magnifique reportage qui montre comment il y a mille manières de vivre et non, comme on le pense habituellement, une pensée unique, et c'est réjouissant!

    2
    Mardi 3 Mai 2011 à 07:23

    Coucou Jakline

    On avait visité une reserve indienne au quebec . Je ne sais pas si c'est celle ci , car cela remonte à 1992. Je me souviens qu'ils etaient tres sympa et soso avait acheté pleins de jolies bijoux pour les filles .....

    bisous

    @ + Pat

    1
    Mardi 3 Mai 2011 à 07:10

    Très intéressant . Merci de ce reportage complet comme d'habitude. Bonne journée

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