• Article réédité, la plupart des photos et le diaporama avaient disparu 

    Suite de la journée du 28 mai 2008
     
                 Après ce déjeuner, nous ne faisons pas de visite de temples comme nous l'espérions, et ce qui était prévu pour aujourd'hui !! La seule chose proposée par la guide c'est une visite d'un village artisanal (ras le bol..de riz !)frown et ensuite pour les plus intéressés, les "moins fatigués" (?) 
    (ou plutôt les "cire-pompes"?), d'aller voir le coucher de soleil sur le temple d'Angkor au loin (mais sans garantie)..Non merci. Pour encore faire la tournée des vendeurs de trucs, et remettre encore la main au porte-monnaie..Beaucoup ne sont pas intéressés par ce programme palpitant, et encore mal remis de notre périple du matin sur la rivière et le lac, (le gros attrape touristes) nous n'aspirons qu'à une chose, aller se reposer au frais dans notre chambre et éventuellement profiter un peu de la piscine, puisque pas possible de commencer les visites de temples..Chose dite chose faite, on repasse à l'hôtel et il ne reste que quelques personnes dans le bus qui repart..Nous en profitons pour prendre une douche, et enfin, du repos..
     
                      
               Je ne vous ai pas parlé beaucoup de cette ville, Siem Rep, banlieue d'Angkor, qui est assez nouvelle..

    très occidentalisée dans sa partie centrale avec de beaux hôtels, mais dès qu'on s'écarte de l'avenue principale, ce sont des routes en latérite, bordées d'arbres géants, sans trottoir, comme si la ville avait émergé de la forêt tropicale sans aménagements autour..

    Ce qui surprend ici, par rapport au Vietnam, c'est le calme ! Pas de klaxon intempestif (interdit au Cambodge) pas de bruits furieux de moteurs de mobylettes ou motos. Les voitures sont principalement occupées par des touristes, taxis, ou des personnes du crû, assez riches.

    Les touk-touk, les cyclo-pousse, moto-pousse et autres moyens de locomotion collectifs (mini vans) sont très nombreux..Les commerces sont assez classiques, pas d'échoppes au bord du trottoir de l'avenue centrale, mais des magasins climatisés.

    On trouve tout ce qu'on veut.. appareils photos numériques, matériel hi-fi..vêtements..et c'est assez cher.. Sauf que j'ai acheté une carte mémoire de 1Go Sony pour mon apn, et que je l'ai payée beaucoup moins cher qu'en France. Dans un beau magasin climatisé, les accessoires étant dans des vitrines sous clef, dans leur emballage d'origine. Pas de contrefaçon..Par contre, mon mari en acheté une au Vietnam, de même qu'une personne du groupe, de 2Go, et apparemment, il y avait un problème..au delà d'1 Go, les photos ne se prenaient plus..donc, cherchez l'erreur..

             Pour les restaurants..Pratiquement pas de petits restos sur le bord des routes ou de l'avenue principale..quelques restaurants assez huppés, et chers..


             Lorsque nos compagnons de groupe sont rentrés de leur "balade money money", et avoir vu le coucher de soleil (il paraît que c'était chouette).. "mais bien sûr ouch" nous avons appris, que le lendemain matin, il faudrait partir plus tôt (à cause de nous ?) du fait que nous n'avions pas pu faire établir nos pass pour entrer sur le site d'Angkor (Angkor Tom et Angkor Vat) Eux sont allés avec la guide, pour se faire prendre en photo, en présentant leur passeport aux guichets de la police du site, et ont eu leur pass tout de suite. (nananère heu..!)  Ah bon ? eek...mais personne ne nous avait donné cette indication avant qu'on nous dépose à l'hôtel..Pas grave, nous étions 6 couples plus d'autres personnes voyageant seules, et nous ne nous sentions coupables de rien du tout..Donc, les lèche-bottes, rompez !!


            Le dîner du soir nous réservait une heureuse surprise..Un dîner spectacle avec ballets kmers..génial ça, je vais adorer !! Et effectivement, j'ai beaucoup aimé, et le dîner et le spectacle.. L'établissement : Le Jasmine-Angkor Restaurant

    Un grand établissement avec un buffet royal d'entrées, de plats, de desserts, de toute nature, occidentaux et asiatiques..de quoi se régaler..Mon époux et moi, avons compensé le repas du midi qui ne nous avait pas emballés et était fort chiche..Là c'était Byzance..

    Il y avait une infinité d'entrées variées, de plats chauds et froids,

     

       
       

     

     

       
       

    et surtout de desserts (fruits, pâtisseries - Ah ! comme cela nous semblait bon de pouvoir manger autre chose que des fruits au dessert) et même des glaces..et....du pain !!

    Ah, ça nous a requinqués.. après la baignade dans la piscine, la petite sieste , nous étions de fort bonne humeur..

    Le spectacle était également très bien...Des musiciens sur la scène accompagnaient les danseurs

    De très beaux jeunes gens et jeunes filles, qui nous dansaient les différents moments importants pour cette région...Travaux des champs,

     

    semailles,  

       
       

    récoltes,

       
       

    Rivalités

     

    La danse de la pêche traditionnelle dans les zones rurales...pose de pièges à poissons 

       
       

    Et le plus beau, les danseuses Apsaras..

    Les Apsaras sont les danseuses célestes dans la mythologie bouddhiste et hindouiste

    les Apsaras sont des nymphes célestes d'une grande beauté, nées selon les légendes ou de la fantaisie du dieu Brahma ou du Rishi Daksha ou de Kashyapa

    Les Apsaras s’inscrivent dans l’art khmer, en Asie du Sud-Est et principalement au Cambodge. L’art khmer puise ses origines dans l’art indien et évoluera en art du Bayon. Il se définit autour du nom Angkor, la capitale de l’empire.

    Les Apsaras sont, en Sanskrit, « celles qui glissent sur l’eau ». Elles naissent du « barattage de la mer de lait » qui est représenté à Angkor Vat, le plus grand temple d’Angkor au Cambodge. .

     

    Médiatrices entre le ciel et la terre, elles sont toujours jeunes et gracieuses. Elles sont souvent épouses des Gandharvas – les musiciens royaux d’Indra. Elles dansent sur les musiques des Gandharvas dans les palais des dieux pour divertir et séduire les dieux et les hommes.

     

    La danse Apsara est renommée pour sa gestuelle gracieuse et ses somptueux costumes. Elle trouve ses origines dans la vie religieuse à la cour des rois khmers, où les danses apsaras accompagnent depuis plus de 1000 ans certaines cérémonies royales et des événements comme les couronnements, les mariages, les funérailles ou les fêtes khmères. Elle était réservée à la cour royale.

     les danseuses Apsaras, avec leurs gestes souples et gracieux, enchantent par leur élégance et la richesse de leurs costumes hautement symboliques.

    La danse Apsara est une forme de danse classique khmère dont les thèmes s'inspirent principalement de la version cambodgienne du Ramayana (le Reamker). La chorégraphie, très complexe, des danseuses Apsaras est axée sur les mouvements des mains et des pieds tandis que le dos est cambré.

     

    C'est la reine Sisowath Kossamak Nearireath, l'épouse de Norodom Suramarit et mère de Norodom Sihanouk, qui relança la danse apsara au milieu du 20ème siècle. Elle est connue pour avoir beaucoup étudié l’histoire de cette danse dans la littérature et même auprès des bas-reliefs des temples d'Angkor. Elle transmit sa passion à sa petite-fille, la princesse Norodom Buppha Devi, et lui enseigna la danse dès son jeune âge. La princesse entra dès ses 15 ans dans la troupe du Ballet royal du Cambodge.

    La reine Sisowath Kossamak donna aussi au public cambodgien la possibilité d'assister aux danses apsaras. Cependant, plus tard, les Khmers Rouges, considérant cet art comme trop élitiste, l'interdirent. Ils massacrèrent ou envoyèrent en camp de redressement la quasi-totalité des danseuses et des musiciens apsaras. Ils détruisirent les scènes et les bibliothèques du Ballet royal du Cambodge, à la seule exception de quelque 200 partitions qui purent être sauvées par Mme Theay, professeur de danse.

     le génocide perpétré par les Khmers rouges a causé la quasi-disparition de cette tradition, heureusement aujourd’hui ressuscitée.

     

     

    Plus récemment, le Cambodge a pu renouer avec ses traditions culturelles. En 2003, le Ballet Royal du Cambodge a été déclaré chef-d'œuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité par l'UNESCO. Les danses Apsaras ont connu un réel regain d'intérêt, en particulier sous l'impulsion de la princesse précitée Buppha Devi.

     

    Nous sommes ressortis ravis de cette soirée, et avons regagné notre hôtel pour une courte nuit de sommeil...demain matin, départ à 6h00..

    Je vous laisse regarder les photos..Merci de votre visite, et de vos commentaires, à bientôt...


        
     
     

    Une petite vidéo...

     

     
     
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