• Le 9 mars 2014, lever 5h30 - valises devant la porte de la chambre 6h30.

    Nous quittons notre hôtel de Bagan, à 7 heures, car nous avons 300 kms à faire avant de rejoindre  Pindaya, lieu de notre prochaine étape. Nous prenons la route qui n'est pas encore encombrée à cette heure très matinale

     

    Un premier arrêt que nous allons faire dans un village, où nous allons voir les agriculteurs qui escaladent les palmiers, afin d'en extraire le jus, qui va servir pour la fabrication du sucre de palme, les jaggerys (bonbons de sucre de palme) et aussi de vin de palme, et de l'huile de palme.

     

    Ces palmiers sont particuliers, ils sont propres à la Birmanie, mais on en trouve aussi au Cambodge et dans d'autres pays d'Asie du Sud Est..Ce sont des palmiers à sucre ( (Borassus flabellifère), la hauteur de leur tronc est immense... un seul de ces arbres peut produire de 10 à 20 litres de sève par jour pendant toute la saison, qui dure environ 5 mois.

     

    On voit des échelles de cordes tressées fixées sur leur tronc jusqu'en haut, permettant ainsi aux paysans de grimper tout en haut et d'en récolter le jus,..Avant chaque ascension, le paysan s'incline devant l'arbre..

       
     

    Après avoir pratiqué une incision en haut, dans le cœur de l'arbre, au centre de l'infloraison, la sève s'écoule dans des récipients fixés autour du tronc, le paysan remonte un peu plus tard, pour récolter le jus et redescend avec les récipients remplis...Ces hommes sont sveltes et souples, n'ont pas le vertige...certains ne sont pas jeunes, mais pratiquent ce "sport" depuis de longues années.. Les chutes sont rares, mais elles arrivent..

    Le jus recueilli sera mis à bouillir dans des grandes bassines, et sera brassé pendant au moins une heure (ce sont les femmes qui font ça) puis se solidifiera en refroidissant, devenant une mélasse que les femmes roulent en des petites boulettes, pour en faire les jaggerys ou "bonbons", de sucre brut, qui seront vendus sur les marchés.

       
       

    Ils sont emballés de manière assez originale et particulière..

    On produit aussi du sirop avec ce sucre de palme. Le vin de palme sera obtenu après fermentation, et vendu aussi dans ce type d'emballage.

    Après distillation, on obtient l'alcool de palme, très prisé des ruraux...

    Ce type de palmiers pousse rapidement et se trouve en abondance dans cette région de Birmanie. Ils sont très résistants et exploités de toutes les manières possibles dans les régions rurales...Ses palmes séchées servent pour les toitures, on les utilise aussi pour la vannerie, les fruits de cet arbre, sont utilisés dans l'alimentation et aussi pour la fabrication artisanale de l'huile de palme, broyés dans un pilon, puis mis dans des meules que des bœufs font tourner. L'huile récupérée est envoyée dans un godet. Cette huile sera vendue elle aussi sur les marchés. Les fleurs sont utilisées pour faire des offrandes dans les temples et pagodes.

    Les infloraisons sont mâles ou femelles, elles sont sur des tiges différentes, les bébés au milieu

     

     

    les fruits du palmier à sucre qui servent pour l'huile et autres consommations 

    les tiges sont broyées et données au bétail. Le bois très dur sert pour la construction des maisons.

    Un peu plus loin sur la route nous voyons un paysan qui fait tourner un bœuf (ou zébu) autour d'un moulin à huile, auquel il est attaché, dans lequel tourne un axe qui broie des cacahuètes ou du sésame..L'huile descend par un tuyau dans un petit récipient en dessous du moulin ..Méthode artisanale et ancestrale...La cacahuète qui pousse en abondance, et c'est un oléagineux très consommé en Birmanie, avec lequel on produit l'huile d'arachide.

    L'huile d'arachide est celle la plus consommée en Birmanie, devant l'huile de palme. Les cacahuètes, qui poussent dans les champs, et dont les racines sortent de terre, sont consommées sous différentes formes, torréfiées et saupoudrées dans des desserts, ou dans des soupes, mais aussi directement pour les en-cas.

       

    Plus loin, nous voyons un petit marché de village que nous visiterons brièvement, juste quelques minutes avant de reprendre la route....

       
       

      Nous avons encore quelques kilomètres à faire avant d'arriver au Mont-Popa, et les routes sont très mauvaises...

    Celle qui mène au Mont-Popa est par endroits, très difficile !! Notre chauffeur a bien du mérite a essayer d'éviter de crever un pneu dans cette tôle ondulée. 

    Là ça va encore, c'est le début de la route qui va grimper, de plus en plus étroite, et très mauvaise.. Après ces portions droites, on attaque la montée, et là, c'est épouvantable..

    Des ornières, que dis-je des fondrières, des virages en épingle à cheveu, et énormément de véhicules qui se suivent...Taxis collectifs remplis jusqu'au toit, mini-vans, bus...c'est dimanche, et c'est aussi la fête des Nat, (les esprits des morts sacralisés, protégeant les vivants) les birmans viennent pour le monastère Taung Kalat qui domine la plaine, mais aussi et surtout pour l'immense marché qui se tient tout le long de la route en bas du Mont-Popa...

    Le Mont-Popa, c'est un ancien volcan, situé à 1518m d'altitude, qui n'a pas eu d'éruption depuis la nuit des temps...C'est sur cette ancienne cheminée volcanique de 737 m, que se trouve le Monastère Taung Kalat, appelé à tort Mont-Popa. On le voit de très loin, juché sur cette hauteur, avec ses toits et stupas dorés...

    Pour y accéder, il faut monter 777 marches d'un escalier situé sur le côté de cette gigantesque cheminée de basalte, pieds nus évidemment, et au cours de cette escalade, les macaques vous harcèlent pour avoir de la nourriture...les déjections de ces animaux sur les marches sont nettoyées au fur et à mesure par des personnes chargées de cette tâche, mais ceux qui montent doivent avoir en plus de leurs jambes et de leur souffle, l'esprit zen pour ne pas être rebuté, et les éviter..

    On en voit d'ailleurs aussi en bas, près d'une salle où on voit des statues de "Nat", (les 37 esprits sacrés) là où nous irons, car nous n'aurons pas le temps (ni l'envie ! ouch) de faire l'escalade...Déjà pour accéder au sanctuaire, où viennent beaucoup de pèlerins, il faut monter pas mal de marches...

       
       
       

    Le plus intéressant à voir, c'est le marché, en bas... 

    Il y a une foule bigarrée, qui se presse le long des étals, des petites échoppes, de la nourriture est préparée et les odeurs se mélangent...

    Les birmans viennent en famille pour la fête et faire des courses, souvent en taxis collectifs et repartent chargés dans leur campagne...

       
       
     

     

     

    Au bout d'une heure, nous quittons ce lieu plein de couleurs et d'odeurs, où on croise des birmans et birmanes souriants, et reprenons la route pour redescendre, et nous diriger vers Pindaya,  et ce pendant plus d'une heure pour aller déjeuner...La route est toujours aussi mauvaise..

     

    On a faim, car le petit déjeûné est loin...Ce sera dans le prochain article si vous voulez bien..En attendant je vous laisse regarder les photos et la petite vidéo..Bon voyage virtuel avec moi, à bientôt     

      

     
     
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